L'expression d'opposition


Les tribunes des expressions politiques du groupe d'opposition

Expression du BM N°6

DÉCENTRALISATION ET DÉMOCRATIE LOCALE, LA NÉCESSITE D'UNE RÉFORME ?

 

Le mode de scrutin aux élections municipales assure une faible place à l'opposition, dont le rôle n'est pas toujours facilité par le maire lui-même. 

« La liste qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés reçoit un nombre de sièges égal à la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis selon la représentation proportionnelle ». 
Concernant les dernières élections à Barcelonnette, sur 23 conseillers municipaux, 18 sont dans la majorité et 5 dans l'opposition guère représentée ! 

L'opposition détient un rôle de contrôle, de proposition et de contre-pouvoir essentiel à l'action de l'exécutif local. Les élus d'opposition ont des droits. Mais, sur le terrain, le passage de la loi à la pratique n'est pas évident. Lors des réunions du conseil municipal de Barcelonnette, les élus de l'opposition n'existent pas, on ne leur laisse que le droit d'écouter… 

Cette censure existe même dans le bulletin municipal ! L'opposition a le droit d'y publier des articles, Le bulletin municipal ne doit pas être seulement un « espace d'écriture », dans lequel seul un texte est autorisé, mais bien un « espace d'expression »… 

Les conseillers municipaux minoritaires ont droit à la communication des documents administratifs de la commune, les projets de contrats de services ou de marchés publics, d'être représentés dans les commissions d'appel d'offres et les bureaux d'adjudication y compris dans les commissions créées par le Conseil municipal. La composition de ces dernières devant respecter le principe de la représentation proportionnelle. Un espace doit être réservé à l'expression libre des conseillers élus sur une liste autre. Ce droit est considéré par le juge administratif comme une « véritable liberté fondamentale ». 

En France, contrairement à la plupart des pays européens, le maire possède tous les pouvoirs: 

• le législatif, l'exécutif et même parfois le judiciaire. 

Nous, l'opposition, voulons démontrer que les divergences se fondent sur des enjeux réels et que nous pouvons participer à la construction de l'avenir dans une démarche commune. Pour ce faire, nous devons pouvoir comprendre la gestion municipale, nous opposer pour marquer notre désaccord si nécessaire et proposer des alternatives si on nous laisse la possibilité de nous exprimer….. 

C'est dans cet état d'esprit qu'il faut progresser, dans l'intérêt de tous. 

Christophe Pichet

 

Expression du BM N°7

Quartier craplet, les associations caritatives n'y seraient pas les "bienvenues"  

 

En Ubaye, comme ailleurs, les associations caritatives sont nécessaires pour aider momentanément ou à plus long terme, les personnes qui ont besoin d'un accompagnement qu'il soit financier ou autre.

Il est donc naturel que ces structures « très bénévoles » soient épaulées par les mairies, et en particulier dans le cadre de la mise à disposition de locaux.

En 2009, l'Etat propriétaire du quartier Craplet rebaptisé depuis lors « quartier du 11ème BCA », sur la commune de Barcelonnette a cédé la totalité du sol et des bâtiments affectés aux activités du CIECM pour 1€ symbolique. Toutefois, cet avantage est assorti d'une clause en cas d'absence de revente et de réalisation d'une opération d'aménagement.

Entre 2010 et 2016 le commune a engagé d'importants travaux d'aménagement comme la création de l'école d'ébénisterie, le centre SEOLANE, le réseau Chaleur Bois, l'hôtel d'entreprises, la trésorerie, la cité scolaire (internat d'excellence), et autres biens affectés à une activité commerciale et mis à disposition d'associations.

A ce jour un certains nombre de locaux restent vacants et l'État est en droit d'exiger un remboursement des biens non affectés et de récupérer une partie des profits de la vente d'un produit d'ici 2024.  

Qu'en est il ?

Or deux « barres » sont aujourd'hui non rénovées, donc non occupées, pourtant ces locaux répondent à de nombreux critères appropriés :
proches du centre ville, dimensions adaptables, compte tenu des surfaces actuellement libres, mise en commun de certains services.

Une commune se doit de favoriser une vie normale à tous les habitants et elle a cette opportunité. 

Espérons qu'elle saura en faire profiter les personnes qui en ont besoin et ceux qui les aident, au lieu de verser à l'État une somme importante, sans rien en retour.

Il serait intéressant que la commune de Barcelonnette donne des éléments de réponse à ces questions vitales pour les habitants qui ont besoin de soutien et d'aide et à ceux qui les soutiennent.

Une ville pour être touristique, doit avant tout participer au bien être de tous ses habitants, être propre, bien entretenue, donner envie d'y vivre ou de s'y promener.

Christophe Pichet - Conseiller municipal d'opposition
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